lundi 12 novembre 2007

Ainsi va la vie

Chacun d'entre nous a son parcours de vie, ses expériences qui le font avancer, qui forgent notre caractère, qui définissent qui nous sommes.

Pour certain, la vie familiale joue pour beaucoup. Pour d'autre ce son les amitiés trahies ou un amour malheureux. Sinon, il y a la maladie qui amène la réflexion.

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Quand tu es couché sur un lit inconfortable à regarder un plafond supposément blanc et que tu es relié a une dizaine de tubes, fils, électrode quelconque, tu n'as pas grand-chose d'autre à faire que de réfléchir à ce que les médecins viennent de t'apprendre.

Tu réfléchis à la vie que tu as vécue, as celle que tu aurais aimé avoir. Longtemps tu en veux à la vie … à la mort aussi. Tu les trouves dégueulasses, injustes. Tu veux rester couché là et ne plus jamais en sortir. Ne pas affronter la vie qui va t'attendre après ça.

Tu te fais tout expliquer, le fondement de la maladie, les traitements possibles, les effets secondaires, ce que tu peux faire et surtout, ce qui t'est maintenant interdit.

Tu retournes dans le monde, on te pose des questions auxquelles tu ne veux pas répondre, répondre c'est accepté qu'il y a un problème.

Le temps passe, tu finis par te faire une raison, à sortir du trou dans lequel tu t'es enterré vivant, à te résigner à la vie. Tu ne fais que la tolérer, mais au moins elle n'est plus ta pire ennemie.

Tu essai de te refaire une vie qui a du sens malgré les limites que ton corps d'impose. Tu retrouves peu à peu le sourire, tu découvres tes vrais amis, ceux que tes limites ne dérangent pas.

Le temps passe encore, tu te réconcilies avec ton nouveau style de vie, finalement il y a de l'espoir. Tu finis par accepter ce qui t'arrive, tu acceptes d'en parler.

Tu acceptes aussi qu'il y a maintenant des choses impossibles a espéré, tes rêves et tes espoirs d'avenir changent, s'adapte à cette chose qui trouble ton corps.

Certaine personne continue comme avant à te parler, a t'appeler pour sortir, a t’inviter a un party, d'autre on trop peur de déranger et de toute façon elle dit presque tout le temps non, alors à quoi bon. Certaines font comme si de rien n'était, tu vies, c'est tout ce qui compte. D'autre te prenne en pitié, tu n'es plus «normal» pour eux, tu n'es plus en santé.

D'après moi, ces personnes se trompent, je ne fais pas pitié, c'est eux que je plains. Je plains leur esprit étroit et fermé, je plains le fait qu'il passe a coté de la vie, des plaisirs qu'ils trouvent si insignifiant alors que c'est la beauté du monde.

Oui, je peux rentrer à l'hôpital n'importe quand, mais j'ai appris à apprécier ce que la vie me donne tous les jours. Chaque moment est magique parce que je le vie.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Oui, la vie est merveilleuse et vaut la peine d'être vécue à fond. La mort, c'est l'échec de la vie... J'vivrais bien éternellement pour voir où sera rendu l'humanité dans 100, 500 et 2000 ans.

Mais toi, tu ne voulais pas en parler un peu plus ??

Anonyme a dit…

J’ai toujours eu beaucoup de difficulté à te comprendre Moi. Je trouve que tu m’échappes. Parfois je pense être proche de toi mais pourtant je suis si loin. Parfois j’ai l’impression que mes paroles te touchent et, d’autres jours, que tout ce que je dis te passe à des années lumières au dessus de la tête.

Si je te comprends si peu, c’est peut-être parce que je n’ai jamais vécu ce que tu vis. Tant mieux je suppose. Ça fait de moi un inconscients chanceux de plus sur cette planète.

Prends soin de toi Moi. Tu es sans aucun doute la plus forte d’entre nous alors, je ne te prendrai pas en pitié.

Moi a dit…

@Pascal: Être encore là dans 2000 ans? Pas sûr que ça me tente. A voir où s'en va le monde, il ne restera plus grand chose. Ça risque d'être plutôt désolant comme sprctacle. Espérant que non !

En parler un peu plus, pas vraiment. Je ne veux pas me lancé dans des termes compliqué, je ne veux pas détailler les mille et un problèmes. Sachez juste que la vie c'est le plus beau des cadeaux.

@Bagi: La journée ou tu vas me comprendre risque d'être loin. On est trop différent pour, on pense trop différement pour ça !