mercredi 21 novembre 2007

Tout le monde en parle

Je le sais, je suis en retard sur le sujet, mais je n'ai pas pu l'écouter dimanche et j'ai visionné la cassette hier soir.

Pour ceux qui l'on regardé, vous avez déjà rencontrer la personne dont je vais parler. Pour les autres, je dois dire que cette émission m'a permis de faire une découverte.

Je veux parler de Grand Corps Malade, un «slammer» français, un gars comme tout le monde qui a eu un accident, qui est devenu handicapé et qui à la volonté de s'en sortir.

Il a récité l'un de ses textes, 6eme sens, qui m'a beaucoup toucher. Je vous laisse vous faire une idée par vous-même.

6eme sens

La nuit est belle, l’air est chaud et les étoile nous matte
Pendant qu’on kif et qu’on apprécie nos plus belle vacance
La vie est calme, il fait beau, il est 2h du mat
On est quelque sourire à partager notre insouciance
C’est à ce moment là, hors du temps que la réalité a choisi pour montrer qu’elle décide et que si elle veut, elle nous malmène
Elle a éjecter dans nos joie comme une anesthésie
Souvient toi de ces sourire, ce ne sera plus jamais les même
Le temps c’est accéléré tout d’un coup et c’est tout mon futur qui bascule
Les envies, les projets, les souvenirs
dans ma tête il y a trop de pensé qui ce bouscule
Le choc n’a duré qu’une seconde mais cette onde ne laisse personne indifférente
Votre fils ne marcheras plus, voilà ce qu’ils ont dit a mes parents
Alors j’ai découvert de l’intérieur un monde parallèle
Un monde où les gens ce regarde avec gène, ou avec compassion
Un monde où être autonome devient un objectif irréelle
Un monde qui existait sans que j’y fasse vraiment attention
Ce monde là vie à son propre rythme et n’as pas les même préoccupation
Les souci on une autre échelle et un moment banal peut être une très bonne occupation
Ce monde respire le même air mais pas tout le temps avec la même facilité
Il porte un nom qui fait peur ou qui dérange, les handicapés
On met du temps a accepter ce mot, c’est lui qui fini par s’imposer
La langue française a choisi ce terme, moi je n’ai rien d’autre a proposé
Rappelle toi juste que ce n’est pas une insulte, on avance tous sur le même chemin
Et tout le monde crie bien fort qu’un handicapé est d'abord un être humain
Alors pourquoi tant d’embarra face à un mec en fauteuil roulant ou face à une aveugle
Va s’y tu peux leur parler normalement
Ce n’est pas contagieux, pourtant avant de refaire ses premiers pas
Certain savent comme moi qu’il y a des regard qu’on n’oublie pas
C’est peut-être un monde fait de décence, de silence, de résistance
Un équilibre fragile, un oiseaux dans l’orage
Une frontière étroite entre souffrance et espérance
Ouvre un peu les yeux, c’est surtout un monde de courage
Quand la faiblesse physique devient une force mentale
Quand c’est le plus vulnérable qui fait ou quand pourquoi et comment
Quand l’envie de sourire devient un instinct vitale
Quand on comprend que l’énergie ne ce fait pas seulement dans le mouvement
Parfois la vie nous teste et met a l’épreuve nos capacité d’adaptation
Les 5 sens des handicapé sont touché mais c'est un 6eme qui les délivre
Bien au delà de la volonté, plus forte que tout, sans restriction
Ce 6e sens qui apparait c’est simplement l’envie de vivre

2 commentaires:

Anonyme a dit…

c,est un texte si touchant... tant de fois les gens sont jugés sur leur apparence, leurs handicapes... On présume, on assume, mais jamais nous ne demandons à la personne, ce qu'elle en pense, ce qu'elle croit ?? et pourtant, c'est elle qui sait, elle qui décide !!! La maladie n'est rien de plus qu'une différence... que l'on doit accepter et dépasser parce que la personne en dessous à les mêmes ressentiments que nous et surtout mérite notre amitié la plus sincère...
bisoux

Moi a dit…

@Naomie: Excellent comentaire. Je suis totalement d'accord avec toi ! :)